venerdì, 04 dicembre 2009

Paris-Brest

Tanguy Viel, Paris-Brest, Paris, Minuit, 2009.



Paris-Brest
è la storia di un giovane originario della Normandia, come l’autore, che dopo aver scritto il suo « romanzo di famiglia » intraprende il viaggio di ritorno alla terra natale. È un romanzo familiare più o meno autobiografico, ma anche il racconto di un io narratore che espone il soggetto e i modi scritturali di un romanzo in corso d’opera. I lettori francesi sono ormai avvezzi a questi due schemi narrativi, tuttavia Tanguy Viel riesce a sorprenderli con modalità inedite, confermandosi abile nell’arte di rielaborare figure convenzionali per dar vita ad un copione originale. Tra ricordi amari e riflessioni ciniche, la lettura procede allora in una dimensione temporale confusa, seguendo con delizia gli sviluppi di una trama dai nodi tematici ricorrenti: trasferimenti, eredità, complessi edipici e piccoli crimini. Il percorso del libro, in effetti, appare come un circuito di andate e ritorni attraverso lo spazio e la memoria, in cui compare un gioco di ripetizioni e riprese che si propaga dalla struttura sintattica fino all’architettura generale del romanzo. La totale armonia di scelte stilistiche e di senso dimostra una volta di più il talento di questo giovane scrittore, entrato a giusto titolo nel novero degli autori più apprezzati di Francia.

Francesca Lovece

Il paraît, après la guerre, tandis que Brest était en ruines, qu’un architecte audacieux proposa, tant qu’à reconstruire, que tous les habitants puissent voir la mer: on aurait construit la ville en hémicycle, augmenté la hauteur des immeubles, avancé la ville au rebord de ses plages. En quelque sorte on aurait tout réinventé. On aurait tout réinventé, oui, s’il n’y avait pas eu quelques riches grincheux voulant récupérer leur bien, ou non pas leur bien puisque la ville était de cendres, mais l’emplacement de leur bien. Alors à Brest, comme à Lorient, comme à Saint-Nazaire, on n’a rien réinventé du tout, seulement empilé des pierres sur des ruines enfouies. (p. 9)
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categorie: letture, romanzi
martedì, 01 dicembre 2009

Lire Didier Daeninckx

Gianfranco Rubino, Lire Didier Daeninckx, Paris, Armand Colin, 2009.

Didier Daeninckx compare ormai da tempo su antologie e storie letterarie francesi, eppure la sua fortuna critica è controversa, a causa della presunta appartenenza al genere poliziesco. Gianfranco Rubino, in effetti, è il primo studioso a proporre un’analisi complessiva della produzione di Daeninckx, rendendo conto dell’intera varietà delle forme toccate dall’autore (romanzi, racconti, fumetti, libri fotografici, ecc.) senza definire la sua opera in relazione a schemi paraletterari riduttivi. Il critico suddivide il suo studio in due parti: nella prima si occupa dei temi, soprattutto la storia e l’impegno, di cui ritrova le radici nel contesto storico della creazione; nella seconda si dedica agli aspetti formali, in cui i temi trovano perfetta rispondenza. Le procedure narrative tipiche del polar appaiono determinanti nel suo universo narrativo: crimini e violenze costellano le trame, l’azione e il tempo seguono percorsi intricati, attraverso continui ritorni al passato, accelerazioni e pause ad effetto suspense. Lo studioso individua, tuttavia, l’occorrenza di ben altri elementi, in particolare il fascino dell’immagine, presenza solo evocata o materiale sempre rivelatrice, e la scrittura collage, con l’inclusione di documenti, articoli di stampa, tracce venute dal reale. Questa monografia apre molte prospettive sull’opera di Daeninckx ma rifiuta di trarne conclusioni definitive poiché, ricordiamolo, l’autore è vivente, ed è preferibile lasciare a lui l’ultima parola. Epilogo d’eccezione, allora, è proprio un testo di Daeninkx, prezioso intervento affidato a Rubino in cui si rivelano gli interrogativi che mettono in moto la sua scrittura.
Francesca Lovece
 
Il suffit de peu de chose pour qu’un roman devienne possible. Un mince filon à repérer dans le massif qui se dresse devant l’horizon, une pépite à extraire de la gangue du quotidien. On peut les trouver presque par hasard, connaître les joies de l’inventeur, ou s’astreindre à une éprouvante prospection chaque jour menacée par le spectre de l’abandon. (p. 176)
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categorie: letture, saggi
domenica, 15 novembre 2009

Lettere a nessuno

Antonio Moresco, Lettere a nessuno, Torino, Bollati Boringhieri, 1997

Lettere a nessuno è un libro-confessione che nasce per caso, da quel caos di rabbia ed emozioni che dominano le viscere irrequiete dello scrittore. Fra immagini clandestine, periferie maleodoranti, viaggi ai confini della povertà, Moresco affila le sue lame-parole con verità per denunciare l'industria culturale e la regressione artistica. Cosa si nasconde dietro il volto imbellettato dell'editoria? Quali sono i meccanismi segreti di questa macchina a molti sconosciuta? Con dolore e malinconia, l'autore ci racconta le sue difficoltà ad affermarsi come artista, in un mondo ingoiato da una materialità sempre più spoglia e insignificante. Le parole si riducono in frammenti, si piegano al vuoto, all'instabilità degli stati d'animo. Il nulla, come una nebbia, domina le vette dei sentimenti, trasformandoli in monotonia. Nella poesia delle piccole cose e nella semplicità della solitudine, la realtà sembra il luogo migliore per non morire, e la notte, mascherata dalle stelle, si rivela l'unica fedele compagna. Consolati da una vecchia e stanca letteratura che non muore mai, non ci resta che perderci in un viaggio senza meta, sulla strada del silenzio e della marginalità.
Mariella Soldo

"Si lavora in una fessura, in una fessura della lingua, in una lingua che è diventata una fessura. Tutto sommato non c'è luogo al mondo, oggi, che possa meglio garantire di rimanere sempre e comunque clandestini" (p.139)

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categorie: letture, romanzi
giovedì, 12 novembre 2009

Interview double: Marc Weitzmann-Michel Lantelme

Voici une «interview double» à deux des protagonistes du colloque, «Ecrire le fiel» (Bari, 23-24 octobre 2009). Deux personnages trés différents, chacun original à sa façon: l’un Marc Weitzmann, est un écrivain français, l’autre, Michel Lantelme, est un universitaire. Ce qu’ils ont en commun c'est un rapport «spécial» avec les Etats-Unis, auxquels ils sont différemment liés. En effet, Weitzmann vit entre l'Hexagone et la «Big Apple», tandis que Lantelme parle d’écrivains contemporains aux étudiants de l'Université de l’Oklahoma. Ecoutons, alors, ce que ces deux observateurs privilégiés «entre deux mondes» ont à nous raconter, et faisons les connaître à tous ceux qui n’ont pas eu la possibilité de les rencontrer pendant le colloque.

1. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs?
MARC WEITZMANN: Me présenter? J’ai tout dit dans la biographie pour le colloque. Alors, voici sa biographie: «Ecrivain et journaliste français né en 1959, Marc Weitzmann a été, au cours des années 90, le responsable de la page littéraire de la revue Les Inrockuptibles. Il a publié des romans comme Enquête (Actes Sud, 1996), Chaos (Grasset, 1997), Mariage mixte (Stock, 2000), Une place dans le monde (Stock, 2004), Fraternité (Denoèl, 2006), un volume de chroniques littéraires (28 façons de se faire détester, Stock, 2002), des essais Livre de guerre (Stock, 2001) et Notes sur la terreur (Flammarion, 2008)».
MICHEL LANTELME: Je suis un français exilé aux Etats-Unis depuis dix-huit ans. J’enseigne littérature française du XXéme et XXIème siècle - on dit comme cela, maintenant - à l’Université de l’Oklahoma. Je suis d’abord un spécialiste de Malraux, mais, aujourd’hui je m’intéresse àl’extrême contemporain. Je crois qu’il y a une continuité entre ces deux domaines d’étude: Malraux a quelque chose à voir avec la métamorphose, qui est une des caractéristiques les plus importantes de la littérature de l’extrême contemporain.

2. Que signifie, pour vous, «extrême contemporain»?
M.W.: Dans cette définition, la signification d’ «extrême » est celle qui m’intéresse davantage. Ce qui enflamme l’écrivain, c’est chercher comment vivre, et l’écriture romanesque est une façon de chercher l'extrême, l’exagération. On exagère, quand on écrit. Si la psychologie aide à rendre les choses plus douces, l’écriture, bien au contraire, exacerbe les détails, les pousse à l’extrême. L’écrivain est quelqu’un qui intensifie les choses.
M.L.: Pour moi, l’extrême contemporain est quelque chose qui, avec ses oeuvres en cours, s’oppose à celles closes des écrivains morts. Avec l’extrême contemporain on a une autre relation avec les oeuvres littéraires qui sont en train de se faire. On tâtonne, on observe, on est plus prudent.

3. Quelles sont les différences entre la France et les Etats-Unis, dans la littérature de l’«extrême contemporain»?
M.W.: En général, je peux dire que la littérature américaine de la seconde moitié du XXéme siécle était une littérature « d’exubérance ». Elle exprimait comment l’individu essaye de s’emparer du monde à travers l'imagination. En France, par contre, je crois qu’on a toujours été plus «idéologique ».
M.L. : Il y a une grande différence. Historiquement, les Etats-Unis ont toujours été sensibles aux «minorités», et une des minorités sùrement sous-estimées en France était celle des écrivains beurs. Il a fallu que je fusse un exilé aux Etats-Unis pour que je les découvre ! J’ai connu, par exemple, parmi les autres, Ramdane Issaad, Karim Sarroub, Mounsi... Aux Etats-Unis on trouve des spécialistes de cette littérature que je considère importante d’un point de vue littéraire et culturel. En effet, elle pose des questions essentielles pour l’histoire de la France aussi, par exemple quand elle parle d’événements qui concernent l’histoire de l’Algérie. Ces écrivains beurs nous racontent ce que les autres ne nous disent pas.

4. Dans quelle mesure la littérature française de l'«extrême contemporain» est présente dans l’Université américaine?
M.L.:
A l’Université où j'enseigne, en Oklahoma, on a créé un cours de littérature de l'«extreme contemporain» et les étudiants réagissent de fa9on trés positive. On a m&me un colloque annuel sur la littérature fran9aise du XXème et XXIéme siècle, et la littérature de l'« extr&me contemporain» prend de plus en plus d’espace.
 
5. A votre avis, pourquoi les étudiants d’une Université si «américaine», si «interne» aux Etats-Unis, comme celle de l’Oklahoma, s’intéressent-ils aux ecrivains français actuels?
M.L.: Parce que les thémes de la littérature française d’aujourd’hui les touchent, les étudiants les ressentent trés proches d’eux. Et aussi parce que certains écrivains sont venus chez nous, aux Etats-Unis, et les étudiants ont pu les rencontrer, leur parler. C’est important, pour eux.

6. Monsieur Weitzmann, qu’est-ce que vous voulez communiquer, avec vos livres, en tant qu'écrivain de l'«extrême contemporain»?
M.W.: Un livre, poun moi, est un objet esthétique, plutôt qu’un instrument de communication. Quand j'écris, je me pose des questions, et je crois que formuler les bonnes questions c’est, d’une certaine manière, y donner des réponses.

7. On sait que la littérature de l'extrême contemporain est très prolifique: vous vous sentez écouté, parmi toutes ces voix d'écrivains?
M.W.: Oui, je me sens écouté. Mes livres sont là, ils existent, et je crois que cela soit tout ce qu’un écnivain puisse demander.

Alessandra Falco

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categorie: convegno 2009
mercoledì, 11 novembre 2009

Valeria Gramigna interviene al CELIS (Clermont-Ferrand)

27 novembre 2009, h. 16.30, Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique (CELIS), Maison des Sciences de l'Homme - Università di Clermont-Ferrand.
Valeria Gramigna, Le son des mots dans le roman de  l’extrême contemporain. Arnaud Cathrine et Florent Marchet

Valeria Gramigna interviene su Arnaud Cathrine al convegno internazionale "Genres littéraires et formes musicales" (26-28 novembre 2009).

Il programma è consultabile alla pagina:
http://www.msh-clermont.fr/IMG/pdf/programme_livret_ecran.pdf

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categorie: info, grec